Agence i communication

Back to the future !

Alexis & Agnès

14 mars 2019

Ah les années 80/90 ! Deux décennies dont les références nombreuses, reviennent en force dans la pop culture depuis quelques années maintenant. Berceaux de générations qui ont connu l’avènement de la télévision dans les foyers, elles ont vu se développer à grande vitesse la publicité sur les chaînes grand public. Petit retour sur le paysage publicitaire de l’époque.

UNE GRANDE LIBERTÉ…

Artistique

Décennies de toutes les audaces dans le domaine créatif en matière de publicité, on voit se succéder des spots mettant en scène de véritables scénarios inventifs qui font voyager le téléspectateur. Les enfants de l’époque se rêvent explorateurs dans la publicité Banga en partenariat avec l’émission « En Route pour l’Aventure » … Ces spots parfois peu portés sur l’argumentaire produit, restent des chefs-d’œuvre de réalisation.
De nombreux artistes se lancent par ailleurs dans la réalisation de réclame : Mondino signe la publicité Kodak et ses voleurs de couleurs au rythme effréné. Et Quézac, quant à eux, font appel à Ridley Scott pour vendre une eau aux vertus qui deviennent soudain légendaires.

publicité des 80-90, gel douche
publicité des années 80-90. Revivez les publicités avec bouscule ta com | agence i communication

Sexuelle

La liberté sexuelle entamée dans les années 70 reste bien présente dans la société occidentale des années 80/90. La nudité décomplexée fait vendre et on n’hésite pas à l’utiliser ! On pense bien sûr aux pubs Perrier dont les métaphores frôlent la pornographie. Mais également à Tahiti douche, qui se contente de mettre tout le monde nu sous une pluie tropicale : leur définition du paradis !

Très rapidement décriée par de nombreuses associations féministes, qui dénoncent l’utilisation ultra-fréquente du corps de la femme dénudé pour faire vendre des produits qui n’ont souvent rien à voir, cette tendance commencera à se raréfier dès les années 90.

Humoristique

La mode publicitaire est résolument à l’humour dans les années 80/90, on ne lésine pas sur les moyens frôlant un absurde jouissif. Le Trèfle imagine une comédie musicale désuète pour vendre du papier toilette parfumé. La lessive OMO vend sa lessive à grand renfort de singes qui échangent dans une langue imaginée, complètement délirante et forcément impactante. Enfin, même les laboratoires pharmaceutiques font chanter les tabourets pour vendre la préparation H contre les hémorroïdes.

Au plus grand désarroi du consommateur, mais pour toujours plus de ventes, la publicité dans les années 2000 misera à fond sur l’argument coup de poing, quand en 2010, on lui préfèrera des valeurs plus universelles : la joie, la liberté…

… QUI ENTRAÎNE DES DÉRIVES

Racistes

Tout est bon pour vendre à l’heure bénie de la toute puissante télévision, aussi on n’hésite pas à caresser l’homme blanc occidental dans le sens du poil en lui rappelant une supériorité qui le rassure. Bien sûr on ne va pas jusqu’à l’insulte, mais les autres cultures sont dépeintes d’une manière caricaturale, signe d’un racisme qui se veut sympathique mais néanmoins condamnable aujourd’hui.
Pulco vend de la citronnade avec des mexicains paresseux qui se prélassent au soleil sous leur sombrero, pendant que Garbit préfère utiliser des maghrébins au fort accent, pour vanter l’authenticité de leur couscous. La palme du malaise revient à St Michel, qui pour vendre ses biscuits au chocolat, met en scène Bamboula : un petit africain sympathique (forcément plus pâle) qui échappe à des méchants africains barbares (forcément plus sombre).

Misogynes

Tout est bon pour vendre à l’heure bénie de la toute puissante télévision, aussi on n’hésite pas à caresser l’homme blanc occidental dans le sens du poil en lui rappelant une supériorité qui le rassure. Bien sûr on ne va pas jusqu’à l’insulte, mais les autres cultures sont dépeintes d’une manière caricaturale, signe d’un racisme qui se veut sympathique mais néanmoins condamnable aujourd’hui.

Pulco vend de la citronnade avec des mexicains paresseux qui se prélassent au soleil sous leur sombrero, pendant que Garbit préfère utiliser des maghrébins au fort accent, pour vanter l’authenticité de leur couscous. La palme du malaise revient à St Michel, qui pour vendre ses biscuits au chocolat, met en scène Bamboula : un petit africain sympathique (forcément plus pâle) qui échappe à des méchants africains barbares (forcément plus sombre).

EN CONCLUSION

Décennies audacieuses en matière de publicité, les années 80/90 utilisaient une manière de communiquer qui nous paraît aujourd’hui dépassée. Plaisir nostalgique absolu qui porte la douceur des souvenirs d’enfance. Il n’en reste pas moins que la communication, reflet de la société, a dû s’adapter à de nouveaux médias, de nouveaux supports et une nouvelle manière d’appréhender le monde. Apprenons d’hier, agissons aujourd’hui et inventons ensemble ce que sera demain : #BousculeTaCom